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DES MINES,

OU

RECUEIL

DE MÉMOIRES SUR L'EXPLOITATION DES MINES

ET SUR LES SCIENCES ET LES ARTS POI s'Y RAPPURTENT ;

RÉDIGÉES

Par leq Ingenieurs des Moines,

BT PUBLIÉES

Sous l'autorisation du Conseiller d'Etat, Direotour général des

Ponta en Olaussées et des Mines.

el

TROISIÈME SÉRIE.

TOME XIV.

PARIS,
CHEZ CARILIAN-GOEURY, ÉDITEUR-LIBRA IR E

QUAI DES AUGUSTINS, No. 39 et 41.

1838.

11

sciences.

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Les Annales des Mines sont publiées sous les auspices de l'admi.
nistration générale des Ponts et Chaussées et des Mines , et sous
la direction d'une commission spéciale formée par le Directeur
général. Cette commission est coniposée , ainsi qu'il suit , des
membres du conseil général des mines, de l'inspecteur des études
et des professeurs de l'Ecole des mines , du chef de la division
des mines, d'un ingénieur secrétaire, et d'un ingénieur secré-
taire-adjoint.
MM.

MM.
Cordier , inspecteur général, Garnier, ingénieur en chef, se-

membre de l'Académie des crétaire du conseil général.
sciences,
president.

Dufrénoy , ingénieur en chef,
Brochant de Villiers, inspecteur inspect. des études de l'Ecole

général, membre de l'Acad. des mines, profess. de minérades sciences.

logie. De Bonnard, inspecteur général, Élie de Beaumont, ingén. en chef, membre de l'Académie des membre de l'Académie des

sciences, profess. de géologie. Héricart de Thury, inspect. génér. Combes , ingénieur en chef,

membre de l'Académie des prof. d'exploitation des mines.
sciences.

De Cheppe , chef de la division
Migneron, inspecteur général, des mines.
Berthier , inspecteur général , Le Play , ingénieur, secrétaire

membre de l'Académie des de la commission de statisti

sciences, profess. de chimie. fisque de l'industrie minérale , Lefroy , inspect. génér. adjoint. secrétaire de la commission. Voltz, inspect. génér, adjoint. De Boureuille, ingénieur, secréGuenyveau , ingénieur en chef, taire-adjoint de la commis

professeur de métallurgie. sion.

L'administration a réservé un certain nombre d'exemplaires des Annales des Mines , pour être envoyés, soit à titre de don aux principaux établissements nationaux et étrangers, consacrés aux sciences et à l'art des mines, soit à titre d'échange aux rédacteurs des ouvrages périodiques français et étrangers, relatifs aux sciences et aux arts. - Les lettres et documents concernant les Annales des Mines doivent être adressés, sous le couvert de M. le directeur général des ponts et chaussées et des mines, à M. le secrétaire de la commission des Annales des Mines, à Paris.

Avis de l'Éditeur. auteurs reçoivent gratis 10 exemplaires de leurs articles. Ils peuvent faire faire des tirages à part à raison de 10 fr. par feuille pour le premier cent, et de 5 fr. pour les suivants.

La publication des Annales des Mines a lieu par cahiers ou livraisooş qui parais; sent tous les deux mois.- Les trois livraisons d'un mème semestre forment un vo. lume. — Les deux volumes composant une aduce contiennent de bo à 80 feniiles d'impression, et de 18 à 24 planches gravées. Le prix de la souscription est de ao fr. par an pour Paris, de a4 fr. pour les départements, et de 38 fr. pour l'etranger.

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Le

PARIS, IMPRIMERIE ET FONDERIE DE FAIN,

RUL RACINE, No 4, PLACE DE L'Odion.

3

RAPPORT

À M. le directeur général des ponts-et-chaus -
Å

sées et des mines, sur les houilles fran-
çaises et étrangères , employées pour le ser-
vice des chaudières à vapeur.

Commissaires : MM. CLÉMENT-DESORMES, GUENYVEAU, et LEFROY

rapporteur.

Par sa décision du 26 novembre 1833, M. le directeur général des ponts-et-chaussées et des mines charge une commission, composée de MM. Clément-Desormes, professeur au Conservatoire des arts et métiers , Guenyveau et Lefroy, ingénieurs en chef des mines, de se livrer à une suite d'expériences toutes spéciales sur le mode de combustibilité des houilles françaises et étrangères, à l'effet de constater si , telle houille étrangère, à raison de sa qualité éminemment flambante, est indispensable pour certaines industries et notamment dans le service des machines à vapeur; en sorte, que quels que fussent le droit d'importation et la relation des prix , on se trouvàt toujours dans la nécessité de recourir à cette houille.

Sur l'autorisation du ministre des finances, la manufacture royale des tabacs, au Gros-Caillou , où il existe des chaudières à vapeur, fut désignée

à pour cette opération. Conformément à cette décision, le 7

décembre 1833, à neuf heures du matin , il y eut une première réunion des commissaires, à la manufacture royale des tabacs.

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Première séance.

Là, après examen fait des chaudières à

vapeur de l'établissement et lecture faite de la décision de M. le directeur général des ponts-et-chaussées et des mines, la discussion s'ouvrit sur la marche à suivre pour remplir la mission dont on était chargé.

D'abord , il fut reconnu que les houilles devaient être examinées sous deux rapports, celui de

, leur effet utile, et celui de leur qualité flambante.

Ce point arrêté, on passa aux moyens à employer pour l'appréciation de l'effet utile de la houille.

La quantité de vapeur d'eau produite par la combustion d'un poids donné de houille étant la mesure la plus exacte de l'effet utile de ce combustible, on se décida à adopter ce moyen ; mais pour résoudre ce problème deux voies se présentaient :

Ou l'absorption par une quantité donnée d'eau, à diverses époques du travail du fourneau en parfait roulis et consommant par heure des quantités égales de combustible, de la vapeur d'eau produite dans un temps donné. Procédé bien connu et au moyen duquel, d'après l'élévation de température qu'a éprouvée l'eau par suite de l'absorption de la vapeur, on parvient à calculer la quantité de vapeur d'eau produite par la combustion d'une quantité donnée de houille;

Ou la détermination de la quantité d'eau qu'il faut ajouter, soit pendant, soit après le travail du fourneau pour rétablir l'eau de la chaudière au niveau qu'elle avait avant l'évaporation, quantité qui représente l'eau vaporisée pendant la durée de l'opération.

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Le premier moyen fut rejeté après un léger examen. Cette exclusion fut motivée sur ce qu'à raison des localités, et attendu la force des chaudières (de plus de 30 chevaux) sur lesquelles on avait à opérer, le procédé aurait exigé des appareils très-grands, d'une exécution difficile et dispendieuse.

Le second moyen, comme plus direct et plus simple, fut adopté. Toutefois on ne put se dissimuler qu'il était à craindre qu'il ne donnåt pas d'une manière rigoureuse la valeur relative des houilles, sous le rapport de leur effet utile.

Pour la mise à exécution de ce moyen, il fut convenu que MM. les administrateurs de la manufacture royale des tabacs seraient priés de faire établir sur l'une des chaudières les deux appareils suivants : 1° Pour le dégagement de la vapeur

d'eau, un tuyau de plomb de 22 centimètres de diamètre, avec robinet, dans sa partie inférieure, et dont la partie supérieure s'élèverait au-dessus de la toiture du bâtiment des chaudières ;

2° Pour l'injection de l'eau dans la chaudière une pompe à bras , aspirante et foulante, pou

, vant élever au moins 25 litres d'eau par minute, et prenant l'eau nécessaire à l'alimentation de la chaudière dans une cuve (récipient) d'environ 8 à 10 hectol. de capacité, ladite cuve surmontée d'une seconde petite cuve (compteur) de 100 litres de capacité , et devant servir à mesurer la quantité d'eau qu'au fur et à mesure des besoins, on aurait à introduire dans le récipient.

Un des commissaires fût chargé de la surveillance de ces travaux. On s'occupa ensuite des moyens de se procurer les diverses espèces de

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