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p. 69.

Messieurs, si vos écrits le soir sont mal relus; Je n'aime pas non plus ces brillantes coquettes Et si l'on trouve tant de prose vertueuse

Qui de leur protégé se faisant interprètes, Dans vos articles faits aux pieds d'une danseuse!' Viennent à mon mari glisser des billets doux.

J'ai peur : une audience est presque un rendez

vous.' Pluchard follows, to announce that a famous painter, whom they have been run

Edgar begs her to use her influence to ning down, is furious; and the editor, get Morin, the painter, employed to paint unprovided with matter, and almost mad- the cupola of the new church Valentine dened by these successive interruptions, replies:--hastily sanctions the insertion of a para- Lui donner ce travail, je vous le dis tout bas, graph, in which, under the transparent Les journaux crieraient trop, on ne l'oserait pas!' veil of feigned names, it is insinuated that Madame Guilbert had married her daugh

Pretty nearly the same principle has ter Valentine to her own lover, with a

been adopted in England since the accesview to the more convenient continuation sion of the Whigs to office. The question of the intrigue. The Act concludes with no longer turns on the merits of the meaa scene bordering on the extravagant, in sure or the individual, but on what newswhich authors, publishers, milliners, per. papers may say, or constituencies may formers, and quacks of every kind be. think ; except, indeed, when an incomsiege the editor for puffs.

petent colleague is to be shelved. An Act the third seems specially intended influential person connected with the to put bankers on their guard against present government, when requested to such enterprises. Guilbert's wife, daugh. use his influence to get a trifling pension ter, and intended son-in-law, Edgar, as

for a woman of genius, replied that it was sail him by turns with the agreeable in- impossible to do any thing, unless her telligence, that his known connection case was brought forward by the press. with the journal has brought his son-in- This, we frankly admit, happened subselaw, the minister, into suspicion with his quently to the grant of five-sixths of the colleagues.

small fund set apart for the reward of GUILBERT.

literary merit, to a worn-out political • Moi je vais m'expliquer avec le Président,

partisan, for the laudable purpose of inEt renier très-haut cet article impudent.

ducing his co-operation in a job. MADAME GUILBERT,

The painter himself enters soon afterEt moi de mon côté je cours, à l'instant même, Chez sa femme,

wards, and arrives at a curious concluGUILBERT.

sion regarding our craft :Non pas; chez la femme qu'il aime; C'est plus adroit—Tachez de la voir par hasard.' . Leurs jugemens cruels me poursuivent partout.

Je les entends sans cesse-Ah! l'Euménide an.

tique The play henceforth assumes a graver

N'était point le remords-non-c'était la critique.' tone and deeper interest. Edgar is sym

Valentine comforts him as well as she pathising with Valentine on her husband's probable disgrace :

can, and declares her own perfect insen

sibility to attacks from such a quarter. • Je regretterais peu ces honneurs qu'on m'envie ; Dans mes affections j'ai mis toute ma vie ;

He leaves her, and to fill up the interval Et loin de m'effrayer, j'attends avec plaisir before going to a party, she takes the Un revers qui permet de s'aimer à loisir.

p. 103.

up

newspaper :-
Dans les pompeux salons de ce beau ministère
Je ne vois presque plus mon mari ni ma mère. Que faire en attendant-Lisons-La Vérité,
Le pouvoir les enivre, ils ne pensent qu'à lui. C'est ce nouveau journal que protégeait mon
Ils en ont tout l'honneur, moi j'en ai tout l'ennui. père-

Qui vient de renverser ce pauvre ministère.
Vous ignorez cet horrible devoir,

[Elle parcourt le journal.]
Ce supplice flatteur qu'on nomme recevoir ! Voyons donc-quel pathos! Passons au feuilleton.
Le premier jour j'ai cru que j'en deviendrais folle. Il est d'Edouard Martel, homme d'esprit, dit-on,
Je ne pouvais trouver une seule parole.

C'est par la poésie et la gaîté qu'il brille.
Et puis je me perdais dans tous ces députés. [Elle lit ]
A dîner, j'en avais d'affreux à mes côtés :

· Le Ministre et l'Amant, ou la Mère et la Fille.' Les deux plus laids.,

Ce titre est singulier, et je ne sais pourquoi

Ces sculs mots dans mon cæur ont jeté de l'effroi ! Sans doute, et c'est l'usage en France. [Elle lit.] A table vous devez donner la présérence

"Nadame de Lorville aimait à la folie, Toujours au plus infirme, au plus grave, au plus comme on aime à trente ans, quand on n'est plus vieux.

jolie,

Un préfet-qui rêvait chambre et conseil d'état, Oui, c'est de très-bon goût, mais c'est très ennuy. Comme on rêve à trente ans, quand on est ma.

gistrat.

EDGAR.

VALENTINE.

eux.

De la dame en crédit l'adresse peu commune The last Act is almost exclusively de-
Servit habilement sa rapide fortune.
Mais un soir le mari, trouvant un billet doux,

voted to the painter, who throws himself S'endormit inquiet-et s'éveilla jaloux.

out of a window and breaks his neck. On Il sentit le besoin, pour rassurer son âme,

the announcement of this event, there is a De chasser au plus tôt ses soupçons-ou sa femme! regular chorus of reprobation; Martel, Mais elle, sans palir, lut le brûlant écrit.

ashamed of the vocation, offers the jourA quoi servirait d'être femme d'esprit, Si l'on ne savait point, par instinct ou par ruse,

nal for sale, and Edgar becomes the purTrouver pour un grand crime une innocente ex. chaser upon the spot. His motives for this cuse?

strange resolution are explained in the Bref, elle répondit sans le moindre embarras Que ce billet d'amour ne la regardait pas,

concluding dialogue :Qu'il était-pour sa fille, et qu'il fallait très-vite Au ministre amoureux accorder la petite.

Oui, pour guérir un mal

Il faut l'étudier. Je descends dans la lice;
Le père fut crédule,—et très-honnêtement
La mère a marié sa fille à son amant ;

Pour vaincre les journaux je me fais leur complice.'
Et l'enfant fut vendu sans trop de résistance.
Tous trois mènent en paix une grande existence.

According to the general understandIls s'aiment à loisir, et le monde enchanté ing in Paris, M. Edgar de Norval is M. Bénit de leur amour l'heureuse trinité!'

Emile de Girardin, the husband of the Oh! le méchant article! Oh! je suis indignée ! Dans ce honteux portrait ma mère est désignée.

authoress ; Morin, the painter, is Gros; Un ministre-un ancien préfet-c'est évident.

and the story of Le Ministre et l'Amant, Quel mensonge odieux :-ma mère !-Cependant, is the hardly justifiable revival of an old Je crois me rappeler-Oh! non, c'est impossible--- calumny against M. Thiers and Madame A l'instant je grondais Morin d'être accessible

Dosne.
Aux propos des journaux, et voilà que j'y crois-
Mon mari!—tous le jours il venait autrefois

This comedy was read by the authorChez ma mère-Grand Dieu! quelle lumière af- ess to a select circle assembled at her freuse !

house for the express purpose, on the (Elle reprend le journal.]

12th November last. All the journalists Oui-cette histoire-c'est-la mienne! Ah! mal. heureuse !

of note were present, and appeared to sufCet homme est mon mari–Cette épouse sans foi— fer with Christian fortitude, except Janin, C'est ma mère-et l'enfant qu'on a vendu-c'est who, at the end of the second act, could moi!-pp. 139–141.

contain himself no longer, and loudly exThe manner in which the painful con

claimed against the improbability of the viction is confirmed is painted with con. supposition that journals ever were, or siderable skill:

ever could be, composed over punch and

broiled bones, amidst intoxication and re

• Le prestige a cessé, velry. She replied by citing the example Et mes yeux sont ouverts : j'ai lu dans le passé. of Becquet, currently believed to have Je me suis rappelé bien des choses obscures

written the celebrated article, beginning Qui s'expliquent enfin par autant d'impostures; Des égards que d'abord je n'avais pas compris,

Malheureurroi! Malheureuse France !* Sacrifices menteurs dont je connais le prix. under the inspiration of wine. Janin re. Je me suis rappelé bien des discours étranges, torted that he wrote it one Sunday mornDe tendresse et de haine incroyables mélanges. Ah! Je me suis surtout rappelé l'heureux jour

ing fasting, and it was probably fortunate Où ma mère, joyeuse et triste tour à tour,

for the tempers of both, that the necessity Nous maria-Mon Dieu !-nous étions à l'église, of proceeding with the business of the A l'autel; près de moi ma mère était assise.

evening put an end to the altercation. Tout à coup-on sanglots je l'entends éclaterElle s'évanouit-il fallut l'emporter !

To this controversy, we are evidently Oh! je me sens mourir.'-pp. 143, 144.

indebted for one of Janin's most amusing

compositions, a reply to the popular The mother's explanation is also very charges against the journalists, in the well. She confesses an early unreturned shape of a letter to Madame de Girardin.f passion for her son-in-law, but takes Hea- We find in this letter, very strikingly exven to witness, that, from the first mo- pressed, most of the topics we were about ment of his attachment to the daughter, to urge ourselves, and our main object, she had never nourished a culpable feel therefore, will probably be best attained ing regarding him. Valentine is satisfied by quoting a few passages in point. -more easily, perhaps, than most French. The company was composed of the women similarly situated would have wits, the poets, the critics, the orators, been-and they agree to lay the whole blame of their temporary disagreement * This article appeared in the Journal des . upon the journalists :

bats, on the accession of the Polignac ministry in

1830, and had a grand effect. • Hommes sans foi, démons inspirés par l'envio!-- + Published in the weekly journal, L'Artiste, Ah je ne veux plus lire un journal de ma vie.' November 17th, 1839.

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VOL. LXV.

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the beauties, the fashionables of the n'a jamais été inspirateur ; les chansonniers euxday

mêmes, quand ils célèbrent Bacchus et l'Amour,

les célèbrent à tête reposée, à jeun, le matin ; il n'y • Déjà chacun de nous était à sa place; sur les a pas une chanson de table qui ait été composée à premiers siéges des femmes parées, quelques-unes table. : ... Otcz donc, je vous prie, de votre fort belles, quelques autres fort intelligentes, ce qui comédie, ces ignobles bols de punch dont la flamme vaut presquc autant. On peut dire de ces femmes projette une ombre si triste sur votre esprit ! Otez ce que je disais tout à l'heure des hommes de let- cette odeur nauséabonde de viandes et de truffes, tres qui étaient chez vous, il y en avait de toutes ce bruit de verres qu'on brise et d'assiettes qu'on se les conditions : les heureuses et les sages qui jouis. jette à la tête! Les épreuves de ces messieurs sent de l'esprit tout fait; les moqueuses et les sont les biens malvenues sur cette nappe tachée de rieuses, agaçants et vivaces feuilletons du salon, vin; on n'écrirait pas un journal de quolibets, ainsi plus redoutables et plus redoutés mille fois que tous vautré sur des canapés souillés par l'indigestion ; à les nôtres, des feuilletons en chair et en os, qui plus forte raison, un journal qui doit changer le montrent leurs épaules rebondies, et dont le sar. ministère le lendemain et tout bouleverser quand il casmo est toujours accompagné d'un fin sourire. Il parle.' y avait de ces femmes qui regardent tout sans rien

He passes, and we gladly pass with comprendre, et qui pourtant se sont bien amusées quand elles ont deviné enfin, non pas la comédie him, to the scene in which she introduces que vous lisiez, mais celle qui se passait dans la the family of M. Thiers. salle. Il y avait même des grands seign.

A ce propos, je n'ai pas besoin de vous dire, eurs, des noms inscrits dans notre histoire et portés mon confrère, que cet homme est l'honneur de la avec honneur ; mais cependant, je vous assure, presse de ce temps-ci ; il en est la manifestation la mon beau confrère, que c'était justement devant plus évidente, la plus puissante. Le jour cet ceux-là qu'il fallait s'abstenir de verser l'injure sur homme se nomma lui-même président du conseil, ce notre profession. Songez que ces hommes qui ont jour-, la presse Française gagna sa bataille d'Au perdu tous leurs priviléges, sur lesquels l'égalité a sterlitz. Autant que moi, vous savez la portée de passé son niveau de fer, ne nous pardonneront ja. cet orateur tout-puissant, vous savez la facilité de mais, à nous autres écrivains, de nous étre placés

ce rare génie, et comment il a su se mettre au devant leur soleil. Songez donc qu'aujourd'hui ce niveau des positions les plus difficiles; vous savez sont les poëtes, les romanciers, les auteurs drama. aussi de quelles horribles et étranges calomnies la tiques, les journalistes en renom, qui ont les titres, vie de cet homme a été entourée, et de quelles les blasons, les couronnes, Ce sont ceux-là qu'on affreuses morsures la presse a stigmatisé ce noble regarde avec empressement quand ils entrent ; enfant de sa création. Mais ce que vous semblez ceux-là dont le laquais prononce le nom avec orgueil quand il annonce. Faites entrer en même cet homme dont vous prenez la défense, la pré.

ne pas savoir, Madame, c'est que l'intelligence de temps un Créqui et M. de Chateaubriand, et vous servé du désespoir que vous lui supposez ; c'est que verrez de quel côté se tourneront tout d'abord toutes la connaissance profonde de la presse Parisienne, les têtes et tous les cœurs. Annoncez M. le duc de de cette force capricieuse dont il était sorti, lui a Montmorenci et M. de Balzac, on regardera M. de donné le courage de supporter toutes ses injustices Balzac. Et quand cette supériorité de l'esprit est et tous ses caprices.'—p. 186. ainsi constatée; quand cette défaite de l'aristocratie est acceptée par tous, même par les vaincus ; quand les ducs, les marquis, les comtes, et les vicomtes

His courage and constancy have had font place à l'écrivain qui passe, vous allez lire their reward ; he retains his proud posidevant ces mêmes gentilshommes, imprudente que tion as the most skilful, and one of the vous etes, une comédie où vos confrères de la lutte three or four most influential statesmen périodique sont traités sans réserve et sans respect! in France ; he is again president of the Allons donc! comprenez mieux votre dignité et la nôtre. Rions de nous, si vous voulez, mais en council, and instead of trying to justify famille. Disons-nous nos dures vérités s'il le faut, the imputations against his integrity by mais tête à tête. Qui que nous soyons, poëtes ou facts, the more intelligent of his country. journalistes, enfants de la même famille, ne salis. sons pas notre nid, ne nous donnons pas en specta.

are now rather eager to suggest cle aux descendants de ces mêmes maisons prin- plausible modes of accounting for them. cières dans lesquelles nous n'aurions pas été reçus The best answer to the charge of corrupil y a cent ans, et qui s'estiment heureux de venir tion is to be found in his circumstances, chez nous aujourd'hui.'

which are far from affluent; and, on a This, at the first blush, certainly looks nice analysis, it seems almost exclusively more like an argument founded on expe- himself is wont to discuss questions of

attributable to the light tone in which he diency than on truth; but he directly goes on to show that 'if journalists had morality. The part of his private history been the only listeners

, a passing smile alluded to by Madame de Girardin is soon of incredulity would have been the utmost

told. M, Thiers was an old friend of the effect the first two acts would have pro

Dosne family; he obtained an appointduced. Repeating his denial of the ment worth about 40001. a-year for M. imputation against Becquet, he triumph- Dosne, and soon afterwards married his antly refutes a vulgar fallacy on this sub- daughter, a pretty and pleasing woman, ject, and exposes a glaring inconsistency

to whom he is warmly attached. All the in the plot :

rest is mere inference; but why is the re

sulting mischief to be made a charge • Non, vous le savez mieux que personne, le vin against the press ?

men

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De grâce,

si

Par le ciel ! la langue Française est assez bien / of our ancestors in cases of physical tor. faite, et vous la maniez assez bien, pour que vous ture, send the proofs to be read over in sachiez à n'en pas douter la force des expressions, the presence of Sir B. Brodie or Mr. Lis. la valeur des termes. naliste, comme un procureur du roi est un procu. ter, who, thumb on pulse, might indicate reur du roi; un pamphlet est un pamphlet, comme the passages which are too much for huun mensonge est un mensonge. Eh! mon Dieu ! man nature to endure ? The only informeh! depuis quand ces lachetés anonymes ont-elles ation we have at present is derived from besoin d'être imprimées pour porter

couple of up the portraits it has become the fashion to une main inconnue, faites écrire à cette jeune fem- prefix by way of frontispiece ; but these me les affreuses révélations que ce journal imprime, are generally so smirking and ringleted, vous aurez le même résultat, votre drame sera le

redolent of self-satisfaction and con. même, aussi touchant, aussi terrible. vous voulez être juste et dans le vrai, intitulez votre ceit, that we are apt to consider it a duty drame, La Lettre Anonyme ! De quel droit l'inti- to infuse an additional spice of severity, tulez-vous L'Ecole des Journalistes ?

in the hope of bringing down the origi. Still more conclusive is the answer to

nals to a proper state of mind for author. the accusation founded on the death of ship. In short, we have no sympathy for the painter, the supposed man of genius your pretended men of genius who die who dies because his daily allowance of under the lash of a critic. Ambition public flattery is withdrawn. The same

should be made of sterner stuff. It may sort of twaddle was levelled against the disturb a young man's rest to find that conductors of this Review when they had the partial judgment of friends is not conthe misfortune to criticise a sickly poet,

firmed by the impartial portion of the who died soon afterwards, apparently for press; and it is quite consistent with me. the express purpose of dishonouring us;

dical experience that a pungent article and we find from a recent publication that should operate on an inexperienced auShelley, who, as a real man of genius, thor like a fright. But what right has ought to have known better, actually went any man to aspire to rank amongst the the length of drawing up a remonstrance magnates of intellect—to walk in glory to the late Mr. Gifford ; in which, frankly with the Byrons and Wordsworths of the admitting the justice of the censure, he present age, the Miltons and Spensers of

the past—if he is too delicate to endure says,

the rough questioning of his contempo• Poor Keats was thrown into a dreadful state of raries, if he cannot even support the heat mind by this review, which, I am persuaded, was of the furnace by which the truth and not written with any intention of producing the effect to which it has at least greatly contributed, of purity of his own metal are to be tried ? embittering his existence and inducing a disease It is unfair, then, to accuse the press of froin which there are now but faint hopes of his re- an undue tendency to nip infant genius in covery."*

the bud-still more unfair to accuse it, as

Madame de Girardin had done, of wan. It required no great stretch of candour to become persuaded that the article

tonly precipitating matured genius from not written with any intention of damag-than leave M. Gros to the handling of

was

its pedestal. But we cannot do better ing Mr. John Keats lungs or stomach ; Janin :and we fairly own that, if, in any given case, it could be clearly proved to us that Celui-là, dites-vous, le plus grand peintre de son a sentence of condemnation against a temps, l'historien le plus énergique et le plus pas. book would be a sentence of death sionné de la gloire impériale, un homme qui connais. against the writer, we might be weak sait à lui seul les soldats de la grande arınée aussi

bien que l'empereur Napoléon en personne; celuienough to let him live. But how can we là, il est mort vaincu, écrasé, insulté, assassiné par anticipate such contingencies? how are le journal; voilà ce que vous dites, et pour prouver editors or reviewers to become acquaint- votre assertion, à la place de ce grand génie qui de

vait être si puissant et si fort, qui portait sa palette ed with all the bodily ailments and sus

comme Murat portait son armure, vous nous monceptibilities of the authors subjected to trez un vieillard imbécile, un niais qui pleure sur sa the ordeal ? Must

we, like the directors gloire éclipsée, une imagination aux abois ; cet of an insurance office, refer our intended homme s'en va de côté et d'autre en criant contre victims to a medical board for examina- les journaux, comme si le journal c'était la gloire,

comme si le journal pouvait ranimer les imagination? or, adopting the wise precautions tions épuisées, comme s'il pouvait rendre la vie au

le feu au regard, l'activité à la pensée! En

ce cas là, les journaux seraient plus puissants que le * Essays, Letters from Abroad, &c., by P. B. bon Dieu lui-même, Shelley. Edited by Mrs. Shelley. 1840. She ad. • Quwi! vous nous faites une comédie pour nous mits that Mr Shelley never forwarded his remon. prouver qu'il ne faut pas cesser de louer les artistes strance to Mr. Gifford.

avant leur mort! Mais avez-vous bien pensé à

ceur,

So many

toute l'extension que pouvait prendre votre para- | nalism; we have taken it for better and doxe ? Vous chassez de l'art et du monde la seule for worse ; and when Balzac calls it le chose qui les protége encore quelque peu, la vérité des masses. Allez donc dire, en effet, à la voix qui peuple en folio, he furnishes the most s'est perdue à chanter : Chante encore! Allez conclusive reply to all he himself or dire au visage couvert de rides et de cheveux Madame de Girardin can say against it. blancs: Viens à nous, couronné de fleurs ! Allez The voice of the people may be the voice dire au prince de Condé retombé dans l'enfance : Conduis-nous à la bataille ! Dites à Pascal, qui of God when they rise as one man on est fou: Achève ton grand livre sur la Vérité de la some grand occasion for the just and Religion! C'en est fait ; souffler à perdre haleine necessary vindication of their rights, but sur toutes ces vieillesses impuissantes, vouloir rani. it is difficult to recognise the divine orimer toutes ces poussières des gloires oubliées, autant vaudrait aller à minuit vous promener toute gin when we hear nothing but the Babelblanche et pensive, comme un fantôme, dans le like hubbub of selfishness, corruption and cimetière du Père-Lachaise, et dire à tous les intrigue. Paris, during the last ten years, grands génies, à toutes les beautés ineffables, à tous has been the very hotbed of vanity, the les rares talents que contient ce petit coin de terre : Levez-vous et suivez moi !

Utopia of charlatanism, the true land of M. Gros, pour me servir de votre exemple, car promise to the adventurer. c'est lui dont vous nous faites l'histoire dans votre and strange have been the changes; so second drame, qu'avait-il donc à reprocher à la captivating are the examples of the few France ? La France l'avait fait célèbre entre tous, who have enriched themselves by lucky elle l'avait rendu riche comme un prince, honoré plus qu’un prince ; il avait une armée d'élèves qui lui speculations or fought their way to fame faisaient cortège quand il passait; il avait obtenu and fortune by the pen ; so unstable is tous les honneurs de l'Empire et de la Restauration; the government ; and so restless, waver. l'empereur l'avait fait officier de ses ordres pour ing, indulgent to pretension, destitute of Geneviève, le roi de France l'avait créé baron. Cha. fixed rules, and regardless of moral weight cun donnait à cet artiste ce qu'il pouvait donner : la or position, is society—that it would be fortune, renommée, les cordons, les titres. Certes, a downright miracle if the periodical si l'on peut payer le génie, celui-là était payé. Ce. pendant, que fait M. Gros ? Il obéit à la condition press, necessarily recruited from the clehumaine, il devient vieux. Une fois là, au lieu de verest, vainest, most excitable and aspirse tenir enfermé dans sa gloire comme son illustre ing part of the population, did not copy ami, le baron Gérard, et quand il pouvait jouir en some of the bad habits and adopt a few of paix, comme Gérard, de sa célébrité, de son, opu: the bad practices in vogue. Gentlemen lence, des amitiés qui l'entouraient; quand il n'avait qu'à se montrer pour être salué jusqu'a terre, voila who have their fortune to make now gencet imprudent qui veut courir de nouveau les hasards erally begin by spending one; most of du Salon, qui fait un Hercule, qui s'amuse à faire the rising generation are living beyond portrait de M. le médecin Clot.Bey, moitié Français their means, and la Jeune France depend et moitié Egyptien! Que vouliez-vous que fît le public, ainsi attaqué jusque dans le Louvre 19–p.188. upon their pens to supply any fresh ex

travagance, as the Viennese dames are M. Gros did not throw himself out of said to depend upon their beaux yeux to a' window, but he retired into the coun- furnish any extra article of the toilette. try, took a house in an unhealthy situa- .Given a nation of knaves and fools—to tion, and died of disappointed vanity and form a wise, virtuous, and religious combad air. Still we say with Janin munity,' was the problem proposed by a

cynic friend of ours to a Benthamite. • Soyez-en sûre, les journaux n'ont fait mourir per-Ġiven a capital where public morality is sonne; bien plus, ils n'ont pas tué une seule gloire ; car ils ne viennent qu'après le bon sens public. En! a by-word—to produce a body of journalque diable ! quoi qu'on fasse, quoi qu'on dise, un bon ists superior to undue influence of every vers est un bon vers ! un bon tableau, un bon tableau! kind,' is the problem proposed by Madame un honnête homme, un honnête homme! Si l'opi de Girardin and M. de Balzac to their nion publique était tout à fait à la merci de ces

There is meanness, jugements en l'air qui vous attristent, il faudrait de contemporaries. sespérer de la société humaine. Qu'il y ait des in. profligacy, venality, and falsehood, as justices dans l'opinion, nul n'en doute. L'injustice there is courage, honour, disinterestedse glisse partout dans les institutions des hommes ;

ness, and truth, in the country ; and there mais parce que Calas a été juridiquement assassiné, serait-ce bien là une raison pour abolir tous les juges,

is precisely the same mixture of good tous les tribunaux de la France ? Enfin, il y a en and evil, of all that most dignifies with core cette raison à donner, c'est que la publicité est all that most degrades human nature, in une des conditions indispensables de la liberté con. the news pers. stitutionnelle. Vous aurez beau faire, rien ne pour fail to present a fair reflection of the

How, indeed, can they ra vous soustraire aux doubles débats de la tribune et du journal.'

national character in France ?-where

there is no false standard of social rank, Janin is quite right. In the present no silly, tinsel, vulgar criterion of gentilstate of things, it is idle to rail at jour. ity, to destroy.the balance-where the

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