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l. Xacine.

De la puiffance des ténébres
Est-ce ici le moment fatal?
Que de colonnes renversées ;
Que de lumieres éclipsées!
Quel nuage vient nous couvrir !
Non, mon espoir ne peut l'éteindre :
La tempête n'est point à craindre
Quand le vaisseau ne peut périr,

L'homme promet, frivole attente:
Le mensonge marche après lui.
Malheur à la main imprudente
Qui d'un roseau fait son appui.
Mais Dieu soutient celui qui l'aime.
J'en crois ton oracle fuprême,
Grand Dieu, tu ne trompes jamais.
Tu parles, ta parole est stable,
Mon espérance inébranlable
Attend tout ce que tu promets.

Quels fermens nous fait ta tendresse,
Et

que de gages inouïs!
C'en est trop. Sûr de ta promesse,
Je n'éspere plus, je jouïs.
Mon amour me donne des aîles,
Et vers tes clartés éternelles
Par lui je me lens emporté.
Oui je vole jusqu'à ta gloire:
Deja j'y suis, et je crois boire
Au torrent de ta volupté.

Ici bas compagne fidelle
De l'Espérance au front sérain,
La Charité marche avec elle,
Et la Foi leur donne la main.
Liens facrés noeuds adorables,
Qui les rendent inséparables,
Et

que Dieu feul peut desunir.
Le tems d'esperer et de croire
Finit au grand jour de la gloire:
Le tems d'aimer ne peut finir.

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Jean Jacques le Franc, Marquis von pompignan geb. 1709, behauptet nachft Rousseau unter den französischen Dichtern dieser Art den ersten Rang. Der bekannte Einfall, ich denke Voltaire's, que ces Poesies sont vraiment facrées, parceque personne n'y touche, ist mehr wißig als wahr; Freilich aber wird es ermüdend, ihrer mehrere nach einander zu tesen, weil le franc zu wenig Reichthum und Mannichfals tigkeit, und überhaupt wohl zu wenig Feuer und Fruchtbars feit des Senies befaß. Mehr indeß, als in seinen Hymnen, Oden, Cantiques und Prophéties findet fich diese Einförmige keit in seinen sogenannten Discours Philosophiques, die aus den salomonischen Büchern der Schrift gezogen sind. Ich bemerke nur noch, daß der sehr ansehnlichen Ausgabe der Gedichte dieses Verfassers (Par. 1763. gr. 4.) das vorher 1755 besonders gedruckte Examen des Poesies Sacrées de Mr. I. F. d. P. angehångt ist, welches den åltern Grafen von miiras beau zum Verfasser bat.

HYMNE, POUR LA RESURRECTION

DU SAUVEUR.

Quel spectacle nous découvrent
Ces nuages enflammés!

Les

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Les cieux s'ébranlent, ils f'ouvrent,
Et ne seront plus fermés.
Ainsi vos cruautés sont vaines,

Déicides, pleins de fureur.
Vos facriléges mains au corps d'un Dieu Vainqueur

Ont cru donner des chaînes;
Quelle espérance, et quel erreur!

Dis-moi, malheureuse Solyme,

Reconnois-tu l'humble victime
· Dont tu viens de trancher les jours ?

Il est mort, pleurant sur ton crime;
Pleure toi-même, et pour toujours !
Qu'il est différent de lui même!
Quels rayons partent de ses yeux!

L'enfer l'épouvante et blasphème.
Le Sauveur des humains, leur monarque suprême,
De l'arbre de la croix vole au thrône des cieux.

Quel éclat se répand sur sa route entière !

Quand des ténèbres du cahos
La voix de l'Eternel appella la lumière,
Quand du soleil naissant il traça la carrière,

Ces premiers jours furent moins beaux,

Que celui dont les feux nouveaux
Du séjour de la mort ont percé la barrière;
Ombres de nos ayeux, fortez de vos tombeaux!

Dieu fe prépare à nous abfoudre,
L'Ange plus brillant que l'éclair,
Et plus rapide que la foudre,
Déscend des campagnes de l'air.
O terreur soudaine ! o surprise!
Sa main frappe la pierre, et brise
Le içeau des juges d'Ifraël:
Les soldats renversés par terre
Attendent qu'un coup de tonnerre
Les écrase et venge le ciel.
Quelle rage, quelle tristesse
Dévore le persécuteur !

Le

Le faint troupeau plein d'allègreffe
Court au-devant de son pasteur.

Le franc.

La troisième aurore se lève
Il se montre à fes ennemis;
Et ce dernier prodige achève

Les miracles qu'il a promis.
Ce n'est point le sécours d'une force étrangère
Qui rend à l'univers son monarque et son père;
Lui même ouvre à nos yeux le tombeau dont il sort,

Et dans ses mains invincibles
Il porte les clefs terribles
De l'enfer et de la mort.

Peuples qu'il a fauvés, son triomphe est la vôtre;

Célébrons sa gloire et la nôtre,
De nos premiers ayeux le crime est effacé.

Les choeurs celeftes applaudiflent,

Les démons enchaînés rugissent,
Dieu reprend son empire, et leur règne eft paflé.

Triomphez, nations fidèles;
Recevez ses faveurs nouvelles,
Les anges de la mort ont fui.
Mortels, qu'il invite à les suivre,
Volez, hâtez-vous de revivre
Pour régner aux cieux avec lui!

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