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LOCUS EST ET PLURIBUS UMBRIS,"
"A frame containing sketches of the world and its wife.”

HORACE.

IN TWO VOLUMES.

VOL. I.

PHILADELPHIA :
L E A & B L AN CHAR D.

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PRE FACE.

It is impossible to be sure that, in these days of general mistrust, the atheism of the Public may not extend to a doubt of my identity. - Let the perusal of a few pages suffice to prove that if Ulysses alone could bend the bow of Ulysses, there is but one Cecil to wield the peacock’s-quill of CECIL!

I have a great deal more to say for myself; but it has been so charmingly said of late by the most brilliant of modern French writers, in a review of my memoirs, that I presume to wind up my Preface with his judicious periods:

“Cecil'est en effet une composition dont le genre n'était indiqué dans aucune rhétorique ; c'était une bizarrerie nouvelle, même comme bizarrerie ; c'était le plus singulier pêle-mêle de bon sens et de paradoxes, de probité et d'esprit d'enthousiasme et d'ironie, qui fut jamais. Cette fois, les caprices d'Arioste, lorsqu'il brise d'une façon si charmante les divers épisodes de son poëme pour les reprendre à mille lieues plus loin quand reviendra leur tour, étaient complétement dépassés.

"Dans cette histoire, pas un récit n'est entier, pas un dialogue ; tout se brise tout à la fois ; le fil de l'histoire échappe à chaque instant aux mains du lecteur le plus attentif à le saisir. Pour écrire un pareil livre, il a fallu oublier toutes les règles établies, donner un démenti à tous les usages reçus, affronter tous les périls, toutes les hardiesses, et même quelque chose an

delà.

“A voir tout d'abord cet amoncellement de matériaux sans consistance, à suivre cette rêverie flottante çà et là dans le plus nébuleux des hasards, à se rappeler ces caprices infinis d'une imagination que rien n'arrête, ni les fleuves, ni les montagnes, on reste ébloui, confondu, hébété, et l'on es demande si l'on n'est pas la dupe de quelque bouffon.

"Oui !- mais au fond de cet abîme, dans ce chaos tourmenté, vous voyez surgir de temps à autre d'utiles enseignements, de nobles pensées, des drames touchants et simples, d'éloquentes

protestations en faveur de l'espèce humaine, trop souvent accusée. Le nuage, sans nul doute, le nuage vous fatigue ; la montagne est rude à gravir; mais aussi, une fois arrivé sur les hauteurs, le nuage s'abaisse à vos pieds, et, du haut de la montagne, vous découvrez tout le paysage d'alentour. Ce livre vous produit l'effet de ces conversations tumultueuses qui n'ont ni commencement ni fin, mais dont le milieu est souvent rempli d'agréments et d'instruction. D'abord chacun dit son mot au hasard, selon sa nature ou son émotion personnelle ; bientôt on se débat à outrance, on réplique à son voisin sans l'avoir entendu ; toutes les opinions contradictoires se heurtent et s'entrechoquent; mais enfin arrive l'homme sage de la bande ; il parlé avec plus de modération et de simplicité que les autres, et, par cela même, on l'écoute. Après quoi, lorsque celui-là a parlé, les tumultueux ont de nouveau leur tour, et la conversation s'achève aussi follement qu'elle a commencé. Tel fut l'effet produit à la première apparition de Cecil.' On commença par n'y rien comprendre ; on y trouva ensuite un grand charme, parce qu'on y comprenait quelque chose ; après quoi, en finit par dire qu'on n'y comprenait plus rien. Les critiques furent violentes, les éloges furent passionnés; une véritable bataille littéraire se livra autour de cette espèce d'apocalypse romanesque. Les uns disaient que c'était un livre charmant, d'une finesse et d'une grâce accomplies ; les autres, que c'était un livre pédantesque, lourd, diffus et difforme. Ceux-ci se récriaient sur la folle gaieté, sur l'admirable bonne humeur de ce bouffon ; les autres soutenaient, au contraire, que ce livre valait surtout par le pathétique des situations, par l'intérêt toutpuissant du drame, par les larmes qu'il faisait répandre. - C'est un vil bouffon, disaient les graves ecclésiastiques, c'est un drôle adorable, s'écriaient les jeunes beaux esprits de la cour. Eh bien ! les ecclésiastiques et les courtisans, les critiques et les défenseurs, ils avaient tous raison, les uns et les autres : car ce livre était tout cela, bouffon jusqu'à la folie, satirique jusqu'à la folie, pathétique jusqu'aux larmes.”

The Edinburgh Review did me noble justice. - The above extract contains the tribute of the Débats. — It remains to be proved who next, among the Judges' Trumpeters, will immortalize himself by becoming sponsor for the immortality of

ORMINGTON.

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