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foreign to the letter of his title page. We mean his inquiry into the statistics of Latium, and his perpetual recurrence to the degraded condition of its modern inhabitants. Now we should admire in a picture, a groupe of peasants assembled round a fire in a tomb of the Via Appia, or a beggar enjoying the shade of the lofty colonnade of the Pantheon, for it is the business of the painter, to crowd into his canvas whatever can add to the force of contrast, or inspire the spectator with a moralizing train of ideas.--The tale of centuries is thus read at a glance.-But in a scientific disquisition, these appendages destroy the harmony of the subject. We do not like to turn at every moment from the heroes of history, to the swarthy half-famished peasantry, who have stepped into their places.

We shall proceed to give such extracts from this lively work, as may prove as well what we

have advanced in its favour, as against it. There is a great deal of spirit in the following picture of Ostia, which is unfortunately as faithful as it is gloomy:-indeed, to those even, who have not seen the original, it must exhibit all the marked features of a portrait.

“ L'OSTIE DES ANCIENS.

Ostia, signifie embouchure: l'ancienne Ostie, fondée par Ancus Martius, étoit près de la mer, dans l'angle formé par la mer et le Tibre. Cette colonie, le pyrée de Rome, eut toutes les destinées de la ville mère; elle grandit, s'embellit, et tomba avec elle. Le nombre de ses habitans s'étoit accru jusqu'à quatre-vingt-mille. Près d'Ostie le fleuve se divise à Capo di Ramé, et ses deux bras forment l'ile sacrée d'Apollon, aujourd'hui Isola sacra. L'embouchure de la gauche du fleuve, apparemment la plus ancienne, s'étant un peu ensablée, l'Empereur Claude, puis Trajan bâtirent un port et une ville sur le bras droit du Tibre, qui coule dans un lit plus droit et de moitié inoins large que le fleuve gauche; cette seconde ville, appelée Port de Trajan, étoit encore une ville magnifique. La rive du Tibre, entre Rome et la mer, étoit couverte de jardins et de villas, qui dominoient partout sur ces collines, et tantôt s'ap. prochoient et tantót s'éloignoient du fleuve; mais le rirage de la mer, plus recherché à cause de la douceur de son climat, étoit bordé de maisons de campagne plus magnifiques encore, où les Romains les plus riches venoient jouir de mille manières du spectacle de la mer, alors peuplée des vaisseaux de toutes les nations connues.

D'Ostie à Antium, il y a environ douze lieues d'une côte unie, un peu sablonneuse, mais fertile. Pline, qui avoit sa maison de campagne à Laurente, nous peint ce long

mer.

rivage comme bordé de maisons de plaisance, qui en quelques endroits se touchoient, et présentoient le magnifique tableau d'une seule ville, placée le long de la mer. A Antium la côte s'élève, des roches coquillières rougeâtres s'avancent dans la

Cette côte élevée étoit l'emplacement des plus magni. fiques palais, du temple fameux de la Fortune, de la villa de Néron, et de celle de Poppée. Ces palais, bâtis en partie sur la côte élevée, et en partie dans la mer, contenoient les merveilles et les dépouilles du Monde. Je vais plus loin le long des côtes, et je ne trouve aucune fin à ce brillant rivage. Au delà d'Astura, sous les marais Pontians même, étoit la campagne de Lucullus; j'arrive à Formie, à Gaéte, enfin à Bajes, au centre du luxe et de la volupté, et cette file de palais ne finit point encore. Je reviens par mer, et le long de ce rivage enchanteur, j'apperçois des ruines dans le fond des eaux. Il falloit bien que les dépouilles et les richesses du monde se retrouvassent quelque part. Aujourd'hui des collines de décombres, des sables mouvans, des forêts, enfin la solitude, l'abandon et le poids de quinze siècles, pèsent sur cette terre désenchantée, et la mer roule ses ondes par dessus les fondemens de ces palais dessinés dans le fond des eaux, avec autant de détails et de précision que sur les cahiers d'un architecte.

“ OSTIE MODERNE. "J'étois curieux de voir enfin la capitale du désert; j'entre par une grande porte, je l'avois à peine passée, que j'étois à l'autre bout de la ville; quatre ou cinq maisons sans fenêtres, placées vis-à-vis de deux tours à demi-écroulées, entourent une petite place, au milieu de laquelle est une petite église, assez laide, dédiée à Ste. Monique, mère de St. Augustin. Ce tas de maisons étoit comme emboîté dans des murs élevés, mais tombans. Quelques soldats pâles et affamés, employés à la garde de cent trente prisonniers invisibles, et quelques misérables cabaretiers, qui vivent du pain et du vin apporté de Rome, qu'ils vendent aux prisonniers, composent toute la population d'Ostie. L'on n'entendoit dans la ville que le cliquetis des chaînes, le hurlement du vent et le croassement universel des habitans du marais; de tems en tems des hirondelles de mer, jetans des cris lugubres sur ces régions de douleur, avertissoient du voisinage du fleuve et de la mer. En été, les prisonniers sont transférés ailleurs, et trois femmes gardent la ville.

“ J'avois une lettre pour l'archiprêtre logé dans une maison qui appartient au Cardinal Albani; il nous céda sa chambre. Nous trouvames du poisson à acheter; l'archiprêtre, qui vit seul dans sa maison, et qui n'avoit rien à nous donner, eut la bonté de l'apprêter lui-même. Il ne voulut jamais recevoir aucun argent, ni pour son lit, ni pour ses peines. Dans ces affreux déserts, nous avons trouvé chez le peu d'habitans, qui y vivent encore, une hospitalité, un désintéressement, et des bontés, pareilles à celles que l'on trouve quelquefois dans les lieux les plus écartés des Alpes. Ne semble-t-il pas qu'à mesure que l'homme s'isole il devient meilleur? Ou, seroit-ce que l'homme devenu un objet de curiosité pour l'homme, lui devient, par là-même, un objet agréable?

« Je sortis dans l'intention d'aller voir le château et les prisonniers, mais la fièvre des prisons régnoit dans les cavernes empestées des deux tours. Chose presque incroyable; mais vraie, je tiens le fait du curé, la fièvre des prisons apportée depuis peu par les galériens de Civita-Vecchia, concentrée dans l'air infect des prisons où naguères il n'y avoit qu'une fenêtre, (il y en a deux aujourd'hui,) activée par le méphitisme du marais qui baigne les murs du château, avoit acquis une telle putridité, que trois prisonniers, envoyés le matin à l'ouvrage, furent enterrés le soir du même jour! J'en vis un porté par ses camarades, qui étoit sorti le matin, et dont le prêtre n'osoit suivre le corps, de peu d'en être empesté. A un grand quart de lieue d'Ostie il

у a une église dans le marais; dans cette église, dédiée à St. Sébastien,

est un creux profond où l'on jette les morts comme dans un puits. Cette église, quoiqu'à un quart de lieue d'Ostie, placée dans une vaste plaine sans arbres et sans abri, toujours balayée par le vent, exhaloit néanmoins une odeur si fétide, que, quoique logés à l'autre côté de la ville, nous n'osions pas ouvrir la fenêtre du côté de l'église empestée. Pour achever le tableau d'Ostie, comme j'étois sur la petite place de la ville, un coup de fusil abattit près de moi un chien enragé qui avoit mordu tous ceux de la ville. Je conseillois de tuer sur le champ tous les chiens mordus. On me répondit qu'on avoit un remède infaillible contre le rage; c'étoit de couper un croix sur la tête de l'animal malade. Ainsi trois monstres: la peste,

la

rage plus affreuse encore, et la famine, habitent aujourd'hui cette terre, jadis si fameuse par la magnificence de ses rivages, par la richesse de ses palais, et la douceur de son climat."

We shall now transcribe gome observations on the nature and properties of the mephitic air, known at Rome by the name of cattira aria, and which renders the Campagna so unhealthy at certain seasons.

“ There is in the southern countries a cause of depopulation which is scarcely known in the north,--the corruption of the air, which seems to increase with depopulation, and to become, in this way, an accelerating agent of mortality. Every country has, as it were, its favourite explanation of the r.)st striking phenomena to which it is subject; an explanation which gains universal credit, and seems to supersede all ulterior inquiry. The unwholesome air of Rome arises, it is said, from the Pontine marshes. This being once said, all further research ceases, on a question of the utmost importance to humanity.

“ The noxious air of Rome, known by the name of cattiva aria, is a phenomenon as yet but little understood, although it has been spoken of for more than two thousand years.

“ There is not a spot of the Campagna di Roma which was not at one time inhabited, since there were formerly, in the Pontine marshes themselves, twenty-three cities. It would seem that we may infer from this, that there is no part of this pestiferous plain of Rome, which was noi, heretofore, healthy.

“ Within the twenty-seven years which had elapsed since I had seen the city of Rome, the map of the cattira aria was entirely changed. In 1775, the heights of Trinita del Monte were considered as safe from the unwholesome air, and in 1802, they were so no longer. In 1775, it was a thing admitted, that the Pontine marshes were the cause of the insalubrity of the air. Since then, they have been drained in part, but the noxious air has rather increased than diminished. Even the Campagna di Roma is now so far from being marshy, that I know of no country without a regular police, where there is less of stagnant water than in the great plain of Rome. The inundations of the Tiber, which occur in the winter, may, indeed, produce some stagnant pools; but the noxious air prevails rather in the suminer than in the spring, and the former season is marked by a great degree of aridity.

“ I shall state a few facts on the subject, sufficiently certain and general. At the first rains of the autumn, which succeed the great drought, the noxious air disappears entirely. It is, howerer, at no time more fatal than before those rains, in the months of August and September.

“ It is said that you are safe from the unwholesome air, very near the Tiber or the sea; but this rule is not without exception. Formerly, the air about them was, indeed, healthy, since, according to Pliny, there was no river in the world whose banks were ornamented with so many country-seats.

« Pluribus prope solus, quam ceteri in omnibus terris amnes, accolitur aspiciturque villis.The sea-shore could not certainly have been unwholesome in the time of the younger Pliny.

“ At a particular height, you are altogether protected from the noxious air, as, for instance, on one side of the plain, at Ti

voli, and at Rocca di Papa, on the other; but below this line, the greater or less degree of elevation is a matter of no importance, since one of the lowest streets of Rome, il Corso, is tolerably healthy, while on the side of the Monté Mario, in very lofty situations, the cattiva aria resumes its sway.

It

appears that the transition from the noxious to the wholesome air will give the fever. The curate of Colonna, where the air is bad, caught it on arriving there, recovered, and after that, enjoyed good health for six or seven years. He returned to Monte Compiti, his native place, where he was seized with the fever, although that place is very elevated, and enjoys a wholesome air.

“ Ardia is a spot uniformly considered as unhealthy. I went thither in the spring of 1803, and there was not then a single sick person, at the same time that a contagious fever was destroying numbers at Rome.”

We have only to observe, in addition to this account, that the author does not dwell sufficiently, on what we deem to be the most decided property of this air, its losing its malignancy at a certain height above the level of the sea. Nor is the elevation' necessary to secure you from its influence very great. Tivoli, Palestrina, Monte Pozzio, Frascati, Castel Gandolfo, and Albano, all villages placed on eminences round the plain of Rome, are not so high, as to warrant a supposition of a total change in the atmospheric air, and yet are very healthy. The peasantry go down to the plain to cultivate their little farms, and return at night to their respective residences. The phenomena Mr. de Bonstetten mentions as occurring in Rome, and which are in opposition to his theory, would only prove, that none of the hills within the walls of that city, are high enough to be removed from the action of this inephitic vapour. The Trinitá del Monte, (the former Pineian hill,) may be unhealthy, although higher than the Corso, because it is less inhabited, and the number of fires kept throughout the summer, in the latter, for culinary purposes, must tend to diminish, if not totally destroy, the power of the air. Reverse Mr. de Bonstetten's position, that the immediate vicinities of the Tiber are healthy, -probably a vulgar error, the existence of which we do not deny, although we never heard it,--and we think, that, on that supposition, some of the phenomena are accounted for. The villa situated on the Monte Mario is higher than many other situations in the Campagna; yet the former is unhealthy, while the latter are the resort of strangers during the summer months; but the Monte Mario rises immediately from the Tiber, while the other healthy

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