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étudiants, mais il était rare que cette fréquentation soit supérieur. Malheureusement, la tentation est amenât des rapports suivis entre ces étudiants et le grande, pour les professeurs et plus encore pour les professeur. Les facultés des lettres servaient à ré- étudiants, de confondre avec la préparation à la carpandre le goût de l'instruction et de la littérature, à rière la préparation anx examens qu'il faut subir pour éclairer et souvent à charmer la société cultivée des entrer dans cette carrière. Il peut leur arriver aux uns villes universitaires, mais non à former des hommes et aux autres de céder à cette tentation. Et c'est ce utiles au pays ou à transmettre d'une génération à dont on a pris prétexte pour accuser les facultés l'autre le culte de la science. D'un autre côté, il exist- d'être devenues des écoles professionnelles et les proait des étudiants, mais loin des facultés. La prépara- fesseurs de faculté, des préparateurs. Bien à tort. tion des jeunes gens à la carrière de l'enseignement Nous sommes trop portés en France, avec notre se faisait d'une manière irrégulière et extrêmement besoin de clarté et de netteté, à croire que des choses inégale. Tandis qu'une petite élite était formée avec distinctes doivent être aussi séparées ; que les études tout le soin possible à l'École normale, le reste se désintéressées, comme on dit, doivent être faites par préparait péniblement et insuffisamment de diverses telles personnes, dans telle maison, sous telle direcmanières. La plupart se faisaient maîtres répétiteurs tion, et les études utiles en vue d'une carrière, par (c'est ainsi que nous appelons les surveillants des d'autres perscanes, dans une autre maison, sous une élèves) dans les lycées et collèges, où des conférences autre direction. Nous ne comprenons pas assez qu'on leur étaient faites par des professeurs de l'établissement peut faire des étndes professionnelles dans un esprit en vue de l'obtention de la licence et quelquefois de élevé et désintéressé, et que l'idéal de l'enseignement l'agrégation. D'autres travaillaient tout seuls, sans supérieur en général, c'est d'inspirer à tous ceux qui direction, sans secours d'aucune sorte. M. Wadding se destinent à une carrière libérale l'amour et le reton profita de son trop court passage au ministère de spect de la science, de montrer à tous comment il faut l'instruction publique pour amener ces étudiants sans la cultiver, et de faire naître dans quelques-uns le démaîtres à ces professeurs sans élèves. Le moyen le sir de s'y consacrer entièrement. Si cet idéal n'est pas plus simple pour atteindre ce but eût été de décréter atteint par les facultés des lettres, elles sont en bonne que désormais on ne serait nommé professeur dans les voie pour s'en rapprocher. Elles sont encore empêétablissements de l'État que si l'on justifiait d'un cer- chées de prendre leur vol et retenues trop près de terre tain temps d'études faites auprès d'une faculté. Mais par deux circonstances qui pourront disparaître avec le d'une part cela eût choqué nos idées de liberté, d'autre temps : la préparation insuffisante des élèves qu'elles part le professorat était une carrière peu recherchée, reçoivent, et le caractère trop peu scientifique des et si on avait imposé aux candidats une condition si examens que ces élèves ont en perspective. onéreuse, on eût risqué de n'en plus trouver assez. Il Partisans et adversaires de la réorganisation des faculfallut donc avoir recours à la persuasion plutôt qu'au tés sont en outre divisés sur une question plus générale commandement. Cette persuasion s'exerça par des et qu'il est indispensable de connaître, si l'on veut bourses offertes à ceux qui viendraient faire leurs comprendre ce qu'il y a de plus caractéristique dans études auprès d'une faculté, avec l'obligation, bien l'état actuel des études classiques en France. Cette entendu, de se présenter aux examens à la fin de l'an- question est de savoir si les facultés enseigneront une née (ou après deux ans), et de faire au moins dix ans science ou un art, la philologie ou la littérature. La de service dans les établissements de l'État. Cette insti- question se pose rarement avec une telle netteté. Le tution a donné, depuis dix ans qu'elle existe, des plus souvent on en altère les termes sans le vouloir, résultats excellents. Les bourses, qui d'abord avaient parce qu'on ne se rend pas compte de la différence qui de la peine à trouver des preneurs, sont aujourd'hui existe entre un art et une science. Quelques-uns ne disputées au concours, tellement que le nombre des tiennent pas à trop préciser, pour n'avoir pas à se procandidats est souvent triple ou quadruple des bourses noncer. D'autres ont imagine des compromis, comme disponibles. Et autour des boursiers sont venus se par exemple ceux qui veulent faire de la philologie le grouper, dans la plupart des facultés, des étudiants moyen, de la littérature le but; amis suspects de la libres au moins aussi nombreux. Dans quelques an- philologie, littérateurs comme les autres au fond du nées encore l'habitude sera prise, la règle établie, et cour; ou ceux qui, philologues sincères, mais timides, l'on trouvera tout naturel que les futurs membres du essaient de se ménager les bonnes grâces de la litcorps enseignant fassent leurs études auprès d'une térature en lui faisant des concessions de diverse faculté aussi bien que les futurs membres du barreau sorte. Il s'est produit aussi une certaine pénétration, et les futurs médecins.

une influence réciproque, de la philologie et de la L'institution des bourses auprès des facultés et littérature, qui se fait sentir surtout chez cette der. l'habitude qui en résulte d'une scolarité régulière, nière, il faut le reconnaître à son honneur. Les littén'ont pu s'introduire sans entraîner une transforma- rateurs ont mieux su profiter de l'exemple et des tion profonde des facultés, que plusieurs n'ap- critiques, souvent acerbes, des philologues, que ceuxprouvent pas, mais que d'autres appelaient de leurs ci des leçons et des épigrammes des autres. Je ne võux, et qui était sans doute aussi dans la pensée du parle pas, bien entendu, de ceux qui croient réconciministre. Les facultés des lettres étaient autrefois un fier l'érudition et l'humanisme (c'est la phrase à la ornement, et certes un très bel ornement, de l'en- mode) en citant des variantes sans se douter de l'usage seignement supérieur. Elles sacrifiaient de parti pris qu'il faut en faire, ou en mettant au bas des pages l'atile à l'agréable. On y faisait des cours sur des (avec le signe of. au lieu du mot voir ou voyez) des sujets d'un intérêt très général, de forme oratoire renvois empruntés. C'est le fond même des ouvrages plutôt que didactique, et qui étaient suivis plus ou conçus dans l'esprit littéraire, qui est, en moyenne, moins assidument par le public de la ville. Aujour- infiniment plus substantiel et plus solide qu'il y a d'hui, ces cours ne sont point abandonnés. Plusieurs vingt ou trente ans. Mais ce rapprochement dans la professeurs en conservent la tradition avec éclat. théorie et dans la pratique, si considérable qu'il soit, Mais la tâche principale de la faculté des lettres est ne peut tromper que l'observateur superficiel. Quiconautre. C'est de préparer à leur carrière les futurs que a l'oeil un peu exercé, n'hésitera guère, sur membres de l'enseignement. Je dis les préparer à fragment de leçon, sur quelques pages d'un livre, à en leur carrière, en les initiant aux études qu'il faut ranger l'auteur dans un camp ou dans l'autre. Au avoir faites, ou mieux, qu'il faut faire toute sa vie, point de vue numérique, les littérateurs sont la pour se rendre apte à l'enseignement, soit secondaire, grande majorité, les philologues une faible minorité.

un

Les premiers, après ane courte lutte, règnent sans tion universitaire ne se comprennent que par cette conteste à la Sorbonne ; les autres, à peu d'exceptions façon de voir. Dans les jurys d'examen par exemple, près, occupent les chaires de l'École des hautes études on distingue philosophie, histoire, littérature ; le et du Collège de France. À l'École normale, les maî- professeur de littérature française est censé compétent tres sont en grande partie philologues, les élèves pour juger une thèse sur la question homérique, presque tous littérateurs. En province, on trouve au celui de littérature grecque pour argumenter sur les hasard ici des uns, là des autres.

Lusiades. On est nommé professeur de littérature Pour comprendre cette scission, il faut remonter grecque ou latine à la Sorbonne en sortant d'une assez haut. C'est au XVIIe siècle que la France, après chaire de littérature étrangère ou de littérature fran. avoir tenu pendant longtemps le premier rang en çaise ; des études sur la poésie latine, insérées dans la philologie, commence à se détacher de cette science. Revue des deux Mondes, vous légitiment comme Le vif éclat dont brille notre littérature nationale pro- professeur de littérature allemande et anglaise. duit une sorte d'éblouissement. Toute cette poésie, Quoi d'étonnant? L'art de bien dire, d'exprimer toute cette éloquence pourries du lait de la Muse an- avec agrément des idées intéressantes, de fortique, fixent l'attention sur la jouissance que procn- muler ses impressions et ses jugements avec une rent les monuments de l'antiquité et la détournent chaleur communicative, cet art une fois acquis peut des problèmes qu'ils posent devant nous. En même s'exercer aussi bien à propos de Plaute que de Molière, temps, le commerce qui s'établit entre la cour et les de Shakespeare que de Sophocle ; si vous ne connaishommes de lettres et l'intérêt dont les gens du monde sez pas les auteurs qui serviront de thème à vos croient honorer les érudits, engagent ceux-ci à pren- réflexions, vous serez quitte pour les lire, dans une dre autant que possible les dehors et les façons de la bonne traduction, au besoin. D'un autre côte, il cour et du grand monde. C'est de cette époque que devenait inutile d'approfondir. A quoi bon s'em. datent notre peur excessive de toute apparence de barrasser de grammaire historique, de métrique, de pédanterie, notre fausse honte de tout appareil scien- paléographie, d'épigraphie, d'archéologie ? On ristifique, enfin cette étrange et funeste prétention de querait de s'alourdir avec tant de bagage ! Tout cela n'écrire jamais pour les savants seuls, de rendre tout aussi n'était pas compris dans l'enseignement officiel ; accessible au grand public. On voulait être honnête il y a peu d'annés, et n'y a péuétré qu'avec peine, homme, selon l'expression du temps, et la qualité le plus souvent sous forme de modestes conférences. d'honnéte homme, c'est Pascal qui en fait la remarque, Les chaires magistrales s'intitulent toujours chaire exclut la spécialité. La science a nécessairement un de littérature grecque, de littérature latine. Les côté par où elle est métier : avoir un métier répugne noms mêmes des facultés sont faits pour entretenir la à qui deviendrait par là impropre à frayer avec les commune erreur : faculté des sciences, tout court, grands. On comprend que le XVIIIe siècle, avec sa et, au lieu de faculté des sciences morales (ou hispassion des idées générales, avec ses prétentions phi- toriques), faculté des lettres ! C'est qu'en philosophie Iosophiques et son manque de sens historique, ne fat et en histoire aussi, il n'y a pas longtemps, on faisait pas fait pour remettre en honneur l'étude scientifique, de la littérature ! c'est à dire, historique, de la civilisation ancienne. S'il La tendance que je viens de caractériser prospéra a eu ses Fréret et ses Villoison, ce ne pouvait être que particulièrement à l'École normale, en sorte que cette des exceptions. La direction générale des études était école, fondée pour former des professeurs, a vu toute entre les mains des jésuites ou de leurs semblables, une série de ses meilleurs élèves devenir journalistes, pour qui la littérature ancienne n'a guère été jamais Prévost-Paradol, Edmond About, Francisque Sarcey, qu'un instrument propre à donner cette éducation pour n'en nommer que quelques-uns des plus connus, toute superficielle, toute verbale, qui est propre à leurs et qu'elle a trouvé son directeur préféré, admiré et écoles. Enfin le prodigieux retentissement qu'ont ob- regretté encore à cette heure, dans la personne d'un tenu dans notre siècle certaines réputations littéraires, journaliste, Ernest Bersot. C'est de lui qu'un de mes la considération, le renom, l'influence, que la presse amis, ayant fait pour la conférence dirigée par le plus peut donner même à ceux qui n'oseraient rêver la éminent de nos hellénistes un travail de critique de gloire, ont achevé de faire de l'art d'écrire, de ce qu'on texte, et l'ayant présenté, selon l'usage, au directeur, appelle le talent, la plus enviée, la plus recherchée reçut après quelque temps cette réponse mémorable : des facultés. Aussi ceux que leur vocation appelait à "Je ne l'ai pas lú; vous savez bien que je ne regarde s'occuper de littérature ne firent pas leur premier

pas ces choses-là !” souci de comprendre les auteurs anciens, ce qui exige A côté de cette tendance, qui, il y a une vingtaine de pénibles travaux d'observation grammaticale et de d'années, était seule maitresse de l'Université, il a critique des textes ; ni de tirer de ces auteurs des toujours existé quelques représentants de l'esprit phidonnées exactes sur la civilisation dont leurs ouvrages lologique. Pour ne rien dire des archéologues et des sont pour nous les principaux monuments, c'est un épigraphistes illustres, tels que Letronne et Renier, labeur qu'on peut laisser à d'autres, quitte à venir l'étude philologique des langues et des littératures ensuite mettre en œuvre des matériaux tout prêts. Ils anciennes elles-mêmes n'a jamais entièrement mans'appliquèrent avant tout à devenir écrivains eux- qué de défenseurs. Mais qui les connaissait et les mêmes ; à dire des choses fines et frappantes à propos appréciait ! Hier encore une Revue allemande nous de ces auteurs ; à les goûter, à y admirer des beautés, reprochait de n'avoir pas su honorer selon leur mérite fût-ce imaginaires, comme le lacrimae rerum, que A. J. Letronne et Eugène Burnouf ; les cours de Thurot raillait si agréablement; à faire preuve d'esprit Renier, parce qu'il n'y faisait pas d'éloquence, étaient et de ce sentiment littéraire dont chacun s'attribue suivis par cinq ou six auditeurs ; la modeste réputavolontiers le monopole, soupçonnant les autres d'en tion de Charles Thurot n'excitera pas

facilement manquer s'ils n'en font pas étalage; en un mot à faire l'envie d'un de nos jeunes docteurs ès lettres. La de la littérature au lieu de faire la science des littéra- philologie a gagné du terrain de 1865 à 1883 ou 1884. tures anciennes.

Elle conimençait à se faire respecter, à être bien En se plaçant à ce point de vue, il n'y avait pas lieu portée, comme on dit (encore à l'heure qu'il est, plus de se spécialiser. On n'était pas latiniste, helléniste, d'un insinue volontiers qu'il ne tiendrait qu'à lui d'en germaniste, romaniste ; on ne faisait pas de la philo- faire), lorsque les morts successives de Charles Graus, logie, de la linguistique, ou de l'archéologie ; on était Charles Thurot, Albert Dumont, Eugène Benoist, la littérateur, on faisait de la littérature, en quelque privèrent d'appuis diversement précieux. En même langue que ce soit. Certains détails de notre organisa- temps, la recrudescence du chauvinisme, qui depuis

NO. XI. VOL. II.

E

longtemps, avec la sottise et l'ignorance qui lui sont propres, accusait la philologie d'être une invention des Allemands, réussissait à la rendre suspecte au gros public. Différents indices ne permettent guère de douter de quel côté souffle le vent aujourd'hui. Faut-il s'affliger de cette défaite ! faut-il l'accepter ? Le Français naît artiste, c'est sa force et sa gloire ; c'est ce qui maintient sa supériorité dans certaines branches de l'industrie; c'est aussi ce qui fait lire ses romans et jouer ses comédies d'un bout du monde à l'autre. N'est-il pas raisonnable de cultiver chez lui ce don de la nature, plutôt que de vouloir lui inculquer des qualités aussi précieuses peut-être, mais qu'il aura plus de peine à porter à leur perfection ? Et si l'élément artistique, en d'autres termes la culture littéraire,« doit l'emporter dans l'éducation de la jeunesse ; si c'est le sentiment du beau, et non le sens du vrai, qui doit être développé en première ligne ; si c'est l'art d'écrire, de composer, de présenter les idées, de les faire valoir et

plaire, que le lycée doit avant tout cultiver, n'est-ce pas aussi de ce côté que doivent porter les efforts de ceux qui forment le professeur du lycée ? N'est-ce pas les partisans de l'art, du sentiment littéraire,

du talent, qui ont raison, tout au moins pour la France ! Il se peut. Mais j'ai de la peine à croire que le vrai puisse sans suicide céder le premier rang même au beau. Je me demande si les dispositions naturelles, modérément développées et encouragées, ne suffiront pas à faire éclore le talent ; si nous ne ferions pas bien de chercher à nous compléter du côté où la nature, à en croire les partisans de la littérature, aurait moins fait pour nous. Enfin, je ne puis voir sans quelque appréhension Allemands et Autrichiens, Anglais et Américains, Danois et Hollandais, et ceux même de notre race, Italiens et Belges, se ranger de plus en plus fermement du côté de la méthode scientifique, et nous seuls vouloir rester de l'autre côté. Rester de l'autre côté, ne serait ce point rester en arrière ?

ARCHAEOLOGY.

La Nécropole de Myrina. Par E. POTTIER a systematic account of the arrangement and

et S. REINACH. Two vols. quarto. 631 equipment of the graves in a great Greek pp. 52 plates. 1887. Paris, Ernest Thorin. cemetery, and one who reads the work must 120 frcs.

be constantly struck with the fact that many

of the results were obtained only through the The Aeolic city Myrina, whose site was

presence of trained observant eyes when the first pointed out by Mr. Pullan, began to

tombs were opened. I had occasion to excite the attention of archaeologists in

admire, in two visits to Ali Aga Tchilik, recent years through the frequent discovery

the care and method with which the work of by the peasants on the estate of Ali Aga of excavating and registering was performed; terra-cottas which passed through the Smyrna and it is a lesson which we in England market into the hands of dealers and col

should lay to heart, that excavations lose lectors in Europe, where they were at first

nine-tenths of their value unless trained sold as Tanagraean. Myrinaean terra-cottas however are so utterly different in style is almost a crime to make excavations unless

observers are constantly present, and that it from Tanagraean (with a few exceptions), that

this condition is fulfilled. no trained eye could be deceived, and they

The most important and the largest part were denounced as forgeries : even the ex- of this work relates to the terra-cotta figures, planation which was next given by Smyrniote and an outline of the chief results in comdealers that they came from Ephesus was

parison with the better known series of the also disbelieved.i Certain authorities in Tanagraean terra-cottas will fill my space Paris (according to M. Reinach's account, most usefully. The Myrina figurines belong especially MM. Hoffmann and F. Lenormant)

to the last 220 years B.C., whereas the believed in their genuineness, and the result Aourishing period of Tanagraean manufacture of their enquiries and action finally was that

was the fourth century. They are found in excavations were begun by the 'École Fran

graves, which were dug crowded together in çaise d'Athènes' at Myrina in July 1880,

the sloping hills from i} to 7 feet below the and continued with some interruptions till

surface, the corpses being as a rule buried, the end of 1882, under charge of M. Pottier, not burnt. Terra-cottas are found in M. Reinach, and M. Veyries. The latter

numbers in about 5 per cent. of the graves, died in Smyrna of fever contracted at Myrina, and are wholly wanting in 95 per cent.; and his colleagues have been left to describe they were almost all broken when found, the results. We have here for the first time and the careful observation of the excavators

has established the fact that they were broken 1 As a matter of fact I have been assured by an

on purpose

at the time of burial. Englishman who has more knowledge of the Smyrna antiquo-market than any other man living, that no

The terra-cottas of Myrina were actually terra-cottas have ever been found at Ephesos.

made there, and they are so clearly marked

are:

in style that they can be distinguished at a back. Gilding, which in Smyrna was often glance from the work of Smyrnaean and applied to the entire figure, was in Myrina Pergamenian fabric as well as from those of used (as at Tanagra) more sparingly on Tanagra.

ornaments, but never on the flesh. According to fabric they may be classed The subjects and the meaning of terraas:

cottas have excited much controversy, and 1. Figures entirely fashioned by hand, it is a great step to embrace here in one animals, birds, and small rude human view the Myrinaean art. The subjects figures; also some figures in finer style, tiny Erotes of much grace.

1. Sepulchral proper, the most numerous, 2. Figures made by pressing into terra- and the least varied; they consist of cotta moulds successive thin layers of paste hundreds of mourning Erotes, of Sirens, and until a wall of sufficient strength was built. a few banquet-scenes. They are usually This process gives one side of the figure : (a) rough and coarse, produced in quantity to sometimes this single side, like a mask, meet a constant demand. constitutes the entire figure : (6) in the 2. Mythological, marked beyond controgreater number of cases the reverse side is versy by attributes. Aphrodite, Eros, made separately, is joined while the paste is Dionysos, Nike, Demeter, and their accommoist to the moulded side, and is left in a panying subjects, Satyrs, Atys, &c., are rough unworked form not intended for view. found in great numbers; also a few figures In some cases the whole front of the figure representing Apollo, Herakles, Muses, &c. with all accessories is made in one mould, 3. The class, about half as numerous as but in the majority of these, including all the preceding, where controversy begins, the largest and all the finest figures, the and where artistic interest centres. Are front of the body alone is made in the these figures to be interpreted as mythomould, while all accessories, heads, arms, logical and religious, or are they pure genie ? &c., are made separately and fastened on. Do they bring before our eyes the home Some curious examples are given (p. 132 f.) world of the ordinary Greeks, and attest of the art with which workmen produced their delight in common life and its surfrom the same mould utterly different figures, roundings, or are we to see Persephones in by varying the accessory arms, head, wings, young women, and so on? In this class we &c.

have many women standing or seated, alone 3. The two preceding clauses have long or in groups, dancers, and children. Men been known, and their fabric defined in occur only as warriors or in comic situations, Greek terra-cottas; another class has been as actors or grotesques, and masks are detected in Myrina, worked with equal care common; but the whole realm of comedy on both obverse and reverse, and, as the falls into class 4, in which the religious writers believe, moulded upon bronze figures. character is admittedly absent. These include both nude figures of divinities, The following statement unites my own and a small number of draped figures, also view and also I think that of the writers mythological in subject.

who express themselves guardedly and The feature in the manufacture of terra- classify slightly differently. The class of cottas which raises it into the region of true comic figures, necessarily taken from vulgar art is the extent to which the hand was life, is unmistakably separate from the class employed to work up the figures obtained in dispute ; the latter are frequently schemata from the moulds. The moulds produce of religious origin, which in process of time figures of coarse form and blurred outline, lose religious character, and pass into the while all delicacy, all sharpness of outline, realm of common life. The necessities of grace in feature, and character in drapery, the market had much to do with the transmust be given by hand. Herein lies the formation: the workmen had to produce merit of Tanagra workmen, and excellence great numbers of articles to meet the in this respect was also attained, though demand : ease in production was a factor in more rarely and less completely, at Myrina. determining the types. Now the sense of

In finishing the Myrina figures the colours pleasure in the common things of life inused were red, rose, blue, black, yellow, creased steadily between 400 and 200 B.C. ; brown, and green, Gilding was frequent, art, like philosophy, was brought down from and was often applied over a coating of heaven to earth. The workmen met this yellow. Statuettes in which the colour bus demand by utilising the hereditary religious been well preserved show it over the entire types, to which they were trained, with only figure, leaving the clay exposed only on the the necessary variation. The writers quote (p. 153) a remarkable example in which a inches, the tallest Myrina reach 253, and schema is marked in one case as an offering heads of even larger figures are known. to the heroised dead, and in another case The use of Tanagraean moulds in distant has no adjuncts to mark it as other than a countries was already known in the Crimea, genre subject, and they point out that many Sicily, Italy, and the Cyrenaica ; to these of the Erotes and Nikai seem to have lost Myrina is now added. It is not necessary religious significance. But, admitting that to suppose that actual moulds were obtained in many figures of this class the character is from Tanagraean workshops by foreigners; that of common life, they acquired, when a mould could be made from any single placed in the tombs, a religious character. Tanagraean figure. The workmen of Myrina They are placed there as offerings to the show greater skill and delicacy in touching divine power of these new gods, the deceased, up by hand and giving life to the products who have become the most present gods to of these Tanagraean moulds than any of the their descendants. No limit can be set to other foreigners. the variety of gifts that may be dedicated to Considerations of space forbid me to menthem, either as honour to the family gods, tion other topics of the work. The history or as reminders of their worshippers on earth. of Myrina which occupies Chapter I. is very But the view, which seems to be suggested full, but wants the life and interest of the occasionally though not explicitly stated, chapters that treat of art. The excavations that the offerings are intended to make the produced little or nothing that throws direct home of the dead pleasant, and recall to him light on the history of the city, the inscripthe comforts and joy of his life on earth, tions being devoid of interest, and the involves a view of Greek religious thought writers, who are on their own ground and which I cannot accept. The offerings are

thoroughly at home in treating of art, do not sacrifices paid by the living at their own show that instinctive sympathy with the expense and deliberately broken.

scenery which leads a Curtius to read the While often using traditional types, pre- history of the Greeks in the relations of the served through religious veneration, the open valleys and mountain barriers, or a style of Myrina shares in the character of Leake to restore its topography at a glance. contemporary sculpture. A certain number In Chapter IV. they mention a curious of types are actually borrowed from older custom, which existed for a short time at sculpture, especially the schools of Praxiteles Myrina, of burying with men little bronze and Lysippus. A few types are derived tablets containing their name and father's from Tanagra, but the general treatment name. This custom is almost unique, and shows the Asiatic tone of the schools of the authors are inclined to see in the tablets Pergamus, Tralles, and Rhodes. At Tanagra evidence of some political institution, comdirect copies of famous statues are hardly paring the Attic heliastic tablets. known; at Myrina they are numerous,

The book worthily describes a long excavaespecially of the Cnidian, the Anadyomene, tion, admirably conducted with very scanty the Genitrix, and the Crouching Venus, and money resources. It shows some of the many others which, certainly borrowed from finest side of French work, artistic taste sculpture, are less easy to specify without

combined with knowledge and a remarkably risk of controversy. The Asiatic influence wide range of reading and reference. The is seen in the style, which, while often of French have long made the domain of terragreat technical skill, wants the grace and cottas especially their own, and this book simplicity of pure Greek work, in the love of sums up all that has yet been done in the ornament and elaborate detail, in the multi- subject.

W. M. RAMSAY. tude of winged figures, in the feminineness of type of male figures, in the luxurious almost sensual tone, in the love of rapid

British MUSEUM.—The walls of the north-west movements and of strained postures, in the staircase, which were formerly hung with Egyptian floating draperies. Such subjects as the papyri, have been handed over to the Department of Gaulish warrior or the elephant trampling Greek and Roman Antiquities. It is proposed to on a Gaul, and the numerous groups, are

cover them with the fine series of mosaic pavements due to the Asiatic schools, in which sculp

from Halicarnassus, Carthage, Utica, etc., which have

hitherto been 'exhibited' in that part of the Graecotural groups are a prominent feature. The Roman basement which is not open to the public straining after effect by increased size is The work is already begun, and several have been also a feature of the later schools : the

fixed.

In the Elgin Room the great statue of the Kanetallest Tanagra figures measure about 151 phoros from the Erechtheion (E. 3, of the Guide) has

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